Si vous tapez “Fayulu” sur Google, vous tomberez d’abord sur un homme politique congolais. Mais dans les travées du football suisse, ce nom évoque autre chose : celui d’un gardien aussi spectaculaire qu’énigmatique, Timothy Fayulu.
Formé à Genève, révélé à Sion, l’international congolais s’est longtemps imposé comme une valeur sûre de son poste. Réflexes impressionnants, présence dans les airs, qualités athlétiques… Fayulu a prouvé, saison après saison, qu’il pouvait prétendre à mieux.
Et pourtant, en ce début de saison, une question intrigue toujours : pourquoi n’arrive-t-il pas a trouver un club ?
Une trajectoire qui interroge
Après plusieurs saisons au FC Sion, dont une période comme titulaire en Super League, Timothy Fayulu a été relégué en tribune à un an de la fin de son contrat. Depuis, aucune annonce officielle, aucun nouveau projet sportif en vue.
Pour un joueur international cette inactivité surprend. D’autant plus qu’il est encore jeune pour un gardien (né en 1999), et qu’il semble physiquement au point.
Hypothèses et rumeurs
Trop discret pour le marché ?
Le football moderne valorise l’exposition. Or, Fayulu est un joueur discret, peu médiatisé, et n’ayant jamais cherché les projecteurs. Cela pourrait expliquer un certain manque de visibilité auprès de clubs en quête de profils affirmés.
En attente du bon projet
Selon plusieurs sources proches du joueur, Fayulu ne cherche pas un simple point de chute. Il attend une proposition ambitieuse, cohérente avec ses aspirations sportives. Des discussions auraient eu lieu avec des clubs suisses et étrangers, mais rien n’a encore abouti.
Un choix personnel ou stratégique ?
Il est aussi possible que le joueur et son entourage aient choisi de prendre le temps : pour travailler physiquement, se préparer mentalement, ou même envisager un changement de cap. Rien n’indique pour l’instant une reconversion ou une retraite anticipée, mais l’incertitude reste entière.
Un talent toujours disponible
Malgré son absence des terrains professionnels, Timothy Fayulu continue de s’entraîner quotidiennement à Riddes. Son entourage assure qu’il est affûté, motivé, et prêt à relever un nouveau défi. À 26 ans, il lui reste de belles années devant lui pour relancer sa carrière.
Le cas Fayulu illustre une réalité du football contemporain : le talent ne suffit pas toujours. Entre timing, réseaux et circonstances, de nombreux joueurs capables de briller se retrouvent en marge du système.
Mais tout reste possible. Car dans un marché où les bons gardiens sont rares, un profil comme celui de Fayulu pourrait bien intéresser à nouveau. En Suisse ou ailleurs.
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